« 8 novembre 1874 » [source : MVHPMSa 2011.0.30], transcr. Véronique Heute, rév. Michèle Bertaux, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d10349e341, page consultée le 09 août 2026.
Paris, 8 nov[embre][18]74, dimanche soir, 2 h.
Cher bien-aimé, sois béni dans tousa ceux que tu aimes. Je t’adore. Si tu m’en crois, mon cher bien-aimé, nous irons tout à l’heure chez Mme Paul Meurice, non pour savoir de ses nouvelles, hélas ! car nous ne savons que trop qu’il ne peut plus y en avoir de bonnes d’elle à cette heure suprême mais pour lui donner une dernière marque de sympathie et de respect en même temps qu’une marque de tendres regrets et de profonde amitié à son cher et digne mari. Qu’elle reçoive de toi ce vrai viatique et bénis-la comme tu me béniras toi-même quand mon heure sera venue de mourir. Je crains de me laisser aller à une trop grande émotion en te parlant de cela. Aussi je prends le parti de te le faire lire afin que tu agissesb en pleine liberté. Ce que tu désireras je l’accepte d’avance car personne plus que toi n’a l’âme plus généreuse et plus sublime. Je baise tes pieds avec vénération.
a « tout ».
b « agisse ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils emménagent rue de Clichy. Elle ignore que la liaison avec Blanche, qui n’est plus à leur service, continue.
- 19 févrierQuatrevingt-treize.
- 29 avrilIls emménagent 21 rue de Clichy.
- OctobreMes fils.
